Colloque : Le sacré hors religions
7 et 8 février 2005
Colloque organisé par l’Association Française de Sciences Sociales des Religions
à L’Iresco
59 rue Pouchet, 75017 Paris
Métro : Guy Moquet ou Brochant, Bus n° 66 : arrêt La Jonquière
RER C : Porte de Clichy, sortie La Jonquière
contact : afsr@iresco.fr
Responsables : Françoise Champion, Sophie Nizard, Paul Zawadzki.
Le sacré hors religions
En posant l’universalité de l’opposition radicale du sacré et du profane, Durkheim nous lègue une question aussi élémentaire que fondamentale : cette distinction structure-t-elle les sociétés occidentales d’aujourd’hui qui se conçoivent comme sorties de la religion ? Peut-on repérer des nouvelles productions de sacralité dans nos sociétés d’individus que l’on appellera par souci de brièveté « ultra modernes » ? De son côté, Weber considérait que le désenchantement du monde conduisait « à bannir les valeurs suprêmes les plus sublimes de la vie publique ». Ces valeurs auraient-elles déserté la vie de nos contemporains ? L’épuisement des religions séculières signifie-t-elle la fin des transferts de sacralité ?
Faut-il repenser notre anthropologie d’hypermodernes, en examinant l’hypothèse d’une nouvelle espèce d’homme n’ayant pas le sens du sacré, de l’invisible, de l’absolu ou de l’éternité. Le colloque se propose de relancer les investigations sur les recompositions du sacré hors religions, à travers une réflexion collective et transdisciplinaire qui n’exclut pas, bien évidemment que l’on remette en question la pertinence même d’une telle formulation en termes de sacré.
Une première partie, faisant la part belle à l’histoire,la dimension idéologico-politique et fera le point sur les débats concernant les concepts de religion séculière et religion politique.
Une seconde partie abordera les recompositions contemporaines du sacré et leurs limites dans le champ socio-politique.
La troisième abordera les réinvestissements éventuels, en termes de sens global mais aussi d’aspirations expérientielles, du sacré religieux dans le domaine du psychologique.
La quatrième partie concernera ce qui a pu être classiquement nommé intouchable et qui a à voir avec des débats contemporains tâtonnants autour de ce qui devrait (ou non) rester valeur ou norme intangible, absolue.