En excluant, en janvier 1990, trois jeunes filles du collège Pasteur de Noyon, en France, le directeur de cet établissement était peut-être conscient de l’effet médiatique que provoquerait son acte, mais il devait être loin d’imaginer qu’il avait déclanché ce qu’on a appelé « La guerre du voile ».
Au centre de formation en secrétariat de Siréas, Boulevard de l’Abattoir à Bruxelles, il était à l’époque assez rare de rencontrer une jeune fille musulmane portant le voile, pas plus qu’on ne pouvait en rencontrer dans la ville.
A partir de ce débat très médiatisé, les prises de position de politiciens et de diverses associations laïques dans plusieurs pays d’Europe ont stigmatisé le port du voile et ont fait pression pour que les jeunes filles et jeunes femmes musulmanes y renoncent. C’était pour eux une grave erreur stratégique car la réaction fut à l’opposé de ce que ces campagnes voulaient obtenir.
