"Même si elle n’est pas convaincue par les intentions prêtées par le tribunal à l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, la Grande Mosquée de Paris se félicite de voir condamner judiciairement l’amalgame entre terrorisme et islam", écrit dans un communiqué le recteur Dalil Boubakeur, également président du CFCM.
Le jugement, rappelle-t-il, reconnaît qu’une des caricatures liait violence
terroriste et religion musulmane, et que "ce dessin était de nature à outrager
l’ensemble des musulmans".
Dalil Boubakeur ajoute que le jugement "montre à l’évidence que l’action
judiciaire intentée par la Mosquée de Paris était légitime en fait comme en
droit".
Deux composantes du CFCM, la Grande Mosquée de Paris et l’Union des
organisations islamiques de France (UOIF), avaient porté plainte contre le
magazine satirique pour la publication de caricatures du prophète.
Contrairement à la Mosquée de Paris, l’UOIF a décidé de faire appel du jugement relaxant l’hebdomadaire.