SIDNEY CORRESPONDANCE
Le cheikh Taj Aldin Al-Hilali, le controversé mufti d’Australie, a mis fin, dimanche 10 juin, à ses fonctions religieuses, pour être remplacé par l’imam de Melbourne, le cheikh Fehmi Naji Al-Imam. Citoyen australien d’origine égyptienne, Cheikh Hilali avait provoqué de nombreuses controverses, et sa démission était réclamée depuis des mois par le monde politique australien.
En 2006, Cheikh Hilali avait ainsi comparé les femmes légèrement vêtues et non voilées à de la viande. Il avait, la même année, fait l’apologie du djihad sur une radio de langue arabe. Ses déclarations avaient fini par lui aliéner une partie de la communauté musulmane, qui a accueilli avec soulagement son départ. Le nouveau mufti, 79 ans, élu par le Conseil national des imams pour un mandat de deux ans, est décrit comme un religieux ouvert et tolérant. Lors d’une conférence de presse, mardi, il a néanmoins surpris en s’interrogeant sur la responsabilité d’Oussama Ben Laden dans les attaques du 11-Septembre. - (Intérim.)
© Le Monde