logo

-
-
-
- Revue de presse
Sites
 
Contributions des internautes
 



  Version imprimable

  Les dossiers




  
 
     Les entrées
     thématiques








  Version imprimable

  Les dossiers

Islam & Laïcité >> Revue de presse

L’Eglise catholique veut inciter les fidèles à faire des legs (Le Monde, 8 mars 2008)

Denier du culte

FACE à un nombre de fidèles et de donateurs en baisse, l’Eglise catholique peut-elle se contenter du traditionnel denier de l’Eglise pour assurer son fonctionnement ? Comme chaque année à la même époque, les campagnes de collectes battent leur plein dans les diocèses et devraient rapporter quelque 200 millions d’euros au niveau national, un chiffre en légère augmentation grâce à la croissance du don moyen (142 euros).

Plus visibles, mieux coordonnées entre diocèses voisins, les campagnes du denier entendent toucher un public plus jeune et plus large que le pratiquant régulier. " Beaucoup de chrétiens, même fervents, vivent encore sur l’idée, dépassée, que l’Eglise est riche et que l’Etat donne de l’argent ", constate Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis. Les conditions pratiques sont désormais facilitées : dons par Internet ou prélevés mensuellement...

Mais l’Eglise souhaite aussi diversifier ses sources de financement et, face au vieillissement de ses ouailles, a décidé d’inciter les fidèles à faire des legs à leur paroisse. Une campagne nationale en ce sens devrait être lancée à l’automne prochain. Dans certains diocèses, réticents à aborder le sujet, les legs ne constituent qu’une infime partie des ressources. Ailleurs, les legs des fidèles défunts représentent déjà un quart de leur budget. Cette ressource, qui rapporte 70 millions d’euros par an en plus du denier du culte, dispose d’une marge de progression sensible selon l’épiscopat, qui souligne que " dans certaines associations caritatives, les legs représentent 50 % des ressources ".

Les sommes récoltées par les diocèses sont principalement consacrées aux salaires des prêtres et des laïcs (un poste en forte augmentation), qui représentent 40 % du budget. Les charges de fonctionnement et l’entretien des édifices construits après 1905 constituent le second poste, variable selon l’histoire et la sociologie des diocèses. Les diocèses les plus pauvres reçoivent une aide de leurs voisins plus riches.

Marginalement, d’autres sources de revenus sont exploitées, notamment la vente de biens immobiliers " à condition qu’ils ne jouxtent pas une église ". Cette année, pour financer les Journées mondiales de la jeunesse qui se tiendront en juillet en Australie, certains diocèses ont fait appel à des entreprises privées, sans grand succès.

S. L. B.

© Le Monde





* Thème(s) associé(s) à l'article :
Denier du culte - Eglise catholique