UN INCENDIE a partiellement endommagé la mosquée de Colomiers (Haute-Garonne) dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 avril. Le feu a détruit la salle des ablutions à l’entrée du lieu de culte. Les pompiers, alertés vers 5 heures du matin, ont rapidement circonscrit les flammes qui ne se sont pas propagées à la salle de prières, protégée par une porte blindée. Le feu est qualifié de " petit sinistre " par les pompiers. Mais l’incendie serait d’origine volontaire, selon la police.
Il semble que le feu se soit propagé depuis un conteneur à poubelles, tiré de l’extérieur du bâtiment. Le ou les incendiaires ont fracturé une porte avant d’allumer le feu. L’imam de la mosquée, qui réside à cinquante mètres, n’a rien entendu. " Je ne comprends pas pourquoi ça nous arrive ", a-t-il déclaré. Le maire de la ville, Bernard Sicard (PS), a aussi fait part de son incompréhension en se rendant sur place dans la journée. Il souligne que la commune s’est dotée d’un conseil consultatif cultuel représentant toutes les religions. Le curé et le pasteur de la ville ont aussi fait le déplacement. L’un des responsables de la communauté musulmane, Amar Moqran, a qualifié le geste de " criminel ". Il a comparé l’incendie à la profanation de tombes musulmanes dans un cimetière militaire du Pas-de-Calais. La ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait part de son " indignation ". Le préfet de région, Jean-François Carenco, devait animer une réunion à Colomiers, lundi matin, avec le maire et des responsables musulmans.
Inaugurée en 1996, la mosquée est située dans une zone industrielle qui abrite des usines d’Airbus. Elle accueille jusqu’à 500 personnes lors de la prière du vendredi, dont de nombreux salariés de l’industrie aéronautique. Aucune revendication n’a été retrouvée sur place.
S. Th.
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