LA CÉRÉMONIE du 90e anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale, célébré jeudi 24 avril au cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), dont le carré musulman avait été profané le 6 avril, devait donner l’occasion à Nicolas Sarkozy de condamner à nouveau " un crime contre la mémoire ".
Dans un message lu par le secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel, le président de la République devait dénoncer " l’islamophobie ", " cette attitude intolérable " : " Les actes commis ici ont un nom : c’est l’islamophobie que nous devons combattre avec la plus grande sévérité, au même titre que nous combattons fermement le racisme et l’antisémitisme. " Il devait aussi évoquer la mémoire des soldats musulmans qui " incarnaient le visage de la France ".
Lors de cette seconde profanation survenue en un an à Notre-Dame-de-Lorette, 148 stèles musulmanes avaient été couvertes d’inscriptions injurieuses pour l’islam et pour la ministre de la justice, Rachida Dati, de confession musulmane.
Stéphanie Le Bars
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