La réunion de rentrée de l’association a eu lieu le 23 octobre 2008.
Le calendrier de l’année a été adopté. Lire
Voici un bref relevé des sujets débattus et des décisions prises :
Relevé des décisions prises à la réunion du 23 octobre 2008
1) Le point principal à l’ordre du jour était un débat sur l’avenir de la Commission et sur les orientations de son action. L’accent a été mis sur l’intérêt de l’existence de la Commission, qui demeure. En même temps, le sentiment est largement partagé qu’il faut redynamiser la Commission à partir de thèmes et de modes d’intervention qui, du fait des changements dans la société, ne peuvent rester ce qu’ils ont été jusqu’ici.
Diverses questions ont été abordées : La commission doit-elle en rester à un travail d’expertise et d’information du réseau qui a été constitué ? Comment dépasser le vécu – les « exaspérations notées ici ou là – pour formuler les questions en termes d’égalité des droits ? La Commission doit-elle aussi, et de façon complémentaire, interpeller le champ politique en faisant connaître des positions et des revendications, et pas seulement en se spécialisant dans le conseil ? En d’autres mots, comment sortir du stade actuel où la Commission peut être considérée d’une certaine façon comme muette, en tout cas comme inaudible ? Question subsidiaire : si on va vers des positions de la Commission, comment les élaborer, étant entendu que personne ne songe à gommer la diversité de la Commission, qui est aussi sa richesse ? Autrement dit, comment préserver le pluralisme interne tout en étant capables d’informer et, le cas échéant, de s’exprimer même sur les sujets difficiles, etc.
Le moment semble être venu en tout cas de passer du stade, évidemment nécessaire, de la réflexion sur les objectifs de la Commission (voire sur sa raison d’être) à des activités plus concrètes. Faute de quoi, le risque existe de voir les membres actuels de la Commission s’en désintéresser (sans même parler de la nécessité d’en « attirer » de nouveaux).
Après un large échange sur ces thèmes, l’accord s’est fait sur la nécessité de mettre en œuvre à plus large échelle des modalités de fonctionnement qui ont déjà été expérimentées :
Alterner réunions internes et séminaires. Les séminaires devraient être conçus pour permettre de réfléchir de façon plus approfondie à des sujets conflictuels, sans nécessairement rechercher un accord mais en cernant bien les diverses dimensions de ces questions.
Continuer à organiser le colloque annuel.
Faire connaître la Commission et ses travaux en utilisant tous les moyens à notre disposition (livres, site) et/ou à explorer davantage (petites publications électroniques, expressions dans la presse, etc.)
Pour l’immédiat, deux projets de séminaires ont été retenus. En décembre, les travaux porteront sur l’actualité de la question des signes religieux (aspects juridiques, y compris le risque de voir une nouvelle législation d’interdiction adoptée ; aspects sociaux, à partir des situations réelles). En mars, nous traiterons la question des médias (pourquoi, pour simplifier, les adversaires du « vivre ensemble dans la diversité » ont-ils un quasi-monopole dans les médias ?). Ces séminaires feront l’objet d’une publication (électronique)
Une prise de position publique (communiqué de presse) est envisagée sur les questions d’actualité (propositions de lois sur le voile, positions des administrations de l’État, de la Halde), avec l’idée de mieux faire connaître ces questions et de donner un autre son de cloche.
2) Le colloque : il aura lieu finalement les 16 et 17 janvier, à l’Institut du monde arabe. Le thème général porte sur les sociétés pluriculturelles, le titre final étant encore à préciser. Le programme est à peu près bouclé et sera communiqué très bientôt.
Louis Weber