
Sur le site Islam Laïcité :
Dans le débat public français,on voit se développer ces temps-ci une réelle islamophobie entretenue surtout par des intellectuels et des journalistes. Point de vue de Laurent Muchielli, sociologue.
Dans cet entretien, Tareq Oubrou revient sur la foi musulmane, la pratique de l’iman, et la nécessité de constituer un islam de France. Pour lui, l’islam est une pensée conciliatrice et doit donc prendre en considération l’histoire et la sociologie de la France.
Lorsque les journalistes C. Imbert et O.Fallaci affichent leurs sentiments islamophobes, ils ne manquent pas à l’appui de leurs théories de faire allusion au sort des Musulmanes. Des Ni Putes ni soumises aux affaires du voile, les droits des musulmanes sont souvent invoqués au secours d’analyses rarement nuancées.
Laurent Mucchielli, chercheur au CNRS, analyse le discours de peur que les médias véhiculent autour des "jeunes"
Télérama, Numero 2865
2004-12-11
Dans les années 1990, les grands médias occidentaux ont largement souscrit à l’idée d’une "menace islamique". La vision générale que l’on a de l’"islam" s’est ainsi située à la convergence des sphères internationale et nationale. (Document d’archive de la Commission, 2000)
Les classes populaires et l’immigration, vingt ans après la "Marche pour l’égalité" : bilan et perspectives.
A partir de l’exemple de Gennevilliers, Olivier Masclet, sociologue, montre comment les élus de gauche ont manqué leur rendez-vous avec les populations immigrées,victimes des discours misérabilistes et sécuritaires.
Le "débat sur la laïcité" s’est transformé en une véritable "hystérie politique", dans laquelle la question du voile a occulté les vrais problèmes, et a abouti, dans une communion autour de principes aseptisés, à une loi visant à interdire et exclure.
Si son objectif de départ est légitime, le mouvement Ni Putes Ni Soumises commet une erreur en stigmatisant les musulmanes pratiquantes.
Saïda Kada analyse l’hystérie à l’œuvre vis-à-vis de la question de l’Islam et les conséquences de la loi sur la communauté musulmane. (18.06.04)
Saïda Kada analyse l’hystérie à l’œuvre vis-à-vis de la question de l’Islam et les conséquences de la loi sur la communauté musulmane.
Mixité, apprentissage du Français, lutte contre les discriminations et mise en évidence des réussites sont les quatre principales revendications de la rencontre de Mulhouse.
En nommant Tokia Saïfi secrétaire d’Etat au développement durable, le gouvernement Raffarin mettait en pratique ce que la gauche de gouvernement n’avait pas osé faire : reconnaître et promouvoir au sein de l’Etat les « minorités visibles », pour reprendre le terme de plus en plus utilisé pour désigner les descendants des ressortissants des anciennes colonies, c’est-à-dire les Français noirs et arabes.
Pour Alain Gérard : "Un des problèmes de la discussion actuelle sur l’islam, l’islamophobie, Tariq Ramadan,l’altermondialisation est l’usage du mensonge." Point de vue
Tariq Ramadan s’adresse aux ministres de l’Intérieur et de l’Education Nationale pour dépasser les "faux débats", rappeler les responsabilités du gouvernement et dénoncer la stigmatisation de l’islam.
Contre la manipulation de l’Islam et l’ "ethnicisation des phénomènes sociaux", Dounia Bouzar affirme que le problème est avant tout politique et social, notamment en ce qui concerne la condition des femmes.
La question de l’Islam en France pose également le problème de l’action citoyenne sur le terrain, comme le montre l’expérience originale des jeunes musulmans.
Qu’ils soient laïques, féministes ou politiques, les arguments des partisans de la loi contre le "voile" masquent l’essentiel : la non-acceptation de la présence de millions de Français d’origine arabe et de confession musulmane.