
Sur le site Islam Laïcité :
Dans le débat public français,on voit se développer ces temps-ci une réelle islamophobie entretenue surtout par des intellectuels et des journalistes. Point de vue de Laurent Muchielli, sociologue.
Dans cet entretien, Tareq Oubrou revient sur la foi musulmane, la pratique de l’iman, et la nécessité de constituer un islam de France. Pour lui, l’islam est une pensée conciliatrice et doit donc prendre en considération l’histoire et la sociologie de la France.
Lorsque les journalistes C. Imbert et O.Fallaci affichent leurs sentiments islamophobes, ils ne manquent pas à l’appui de leurs théories de faire allusion au sort des Musulmanes. Des Ni Putes ni soumises aux affaires du voile, les droits des musulmanes sont souvent invoqués au secours d’analyses rarement nuancées.
Dans une conférence donnée dans le cadre de l’ "Université de tous les savoirs" (16-07-2004), Daniel Schneidermann revient sur les relations entre les travaux de la commission Stasi et le traitement de l’"affaire du voile" à la télévision.
Ce débat organisé dans le cadre de la 25e Université d’été de la communication d’Hourtin aborde les problèmes posés par le traitement médiatique de la question du voile : simplification à outrance, caricature, surmédiatisaion, manque d’analyses critiques... Ce traitement-là était-il inévitable ?
Pour le philosophe Alain Badiou, "la Loi foulardière n’exprime
qu’une chose : la peur des Occidentaux en général et des Français en particulier". Pourquoi ? : "Parce qu’ils sont coupables,
mais se disent innocents".
L’exclusion, qui a été le point aveugle de toute la période de “débat” sur “le voile islamique“ et son interdiction à l’école [1], est devenue une réalité lors de la rentrée scolaire 2004. Mais cette réalité est demeurée largement méconnue du grand public, car elle a été recouverte d’une immense chape de silence et d’invisibilité
La présence des femmes musulmanes au cœur de l’Europe, et plus précisément celles coiffées d’un foulard islamique, interrogent le concept de citoyenneté. Parmi ces femmes musulmanes, certaines se positionnent non plus passivement comme objets d’étude mais bien en tant que sujets de l’Histoire. Vers une émancipation islamique au féminin ?
« Rigidification du concept de laïcité », Dounia Bouzar affirme la possibilité d’un islam intégré dans la culture française, en analysant le phénomène de « ré-appropriation » de la religion perceptible chez les jeunes femmes notamment.
La question du voile est "l’arbre qui cache la forêt"des problèmes auxquels sont confrontées les femmes musulmanes, qui doivent constamment montrer "patte blanche" avant de pouvoir s’exprimer.
Pour Huguette Bello, députée de la Réunion, une loi sur le port du voile est inutile à la Réunion comme ailleurs. Le vrai problème se situe dans le désarroi de la jeunesse, qui est condamnée à l’individualisme du seul mode de vie qu’on lui propose.
Sur les 321 sénateurs, 20 ont voté contre dont 13 sénateurs communistes. Danielle Bidart fait partie de ces derniers ; pour elle, le caractère réducteur du texte de loi masque l’essentiel : la question de l’intégration.
Selon Jean-Claude Lefort, député communiste à l’Assemblée Nationale, la loi contre le port du foulard à l’école est "terriblement régressive et dangereuse".
La loi ne répond pas aux véritables menaces qui pèsent sur la laïcité, et ne servira pas à lutter contre les discriminations. L’argument de l’émancipation des élèves musulmanes est fallacieux,car "on ne protège pas les victimes en les prenant pour cible".
Yacob Mahi propose un état des lieux de la présence musulmane en Belgique, depuis les migrations des années 50 jusqu’à aujourd’hui.
Dans les années 1990, les grands médias occidentaux ont largement souscrit à l’idée d’une "menace islamique". La vision générale que l’on a de l’"islam" s’est ainsi située à la convergence des sphères internationale et nationale. (Document d’archive de la Commission, 2000)
La laïcité est avant tout un construit historique propre à la France. Et c’est en tant que telle qu’elle doit être redéfinie aujourd’hui afin d’apaiser les tensions liées à l’Islam.
Comment une partie de la
gauche française peut-elle aujourd’hui se mêler aux islamophobes,
arabophobes ou autres ethnocentristes intolérants qui, chaque jour, se
font plus nombreux ? Comment des militants féministes,
anticapitalistes et antiracistes sincères peuvent-ils à ce point se
tromper de combat ?
Quels peuvent être les rapports entre laïcité et démocratie ? Quelle place peut avoir la religion dans l’espace public ? En quoi le port du voile renouvelle la question du rapport au corps ? Sur tous ces sujets, l’exemple de la Turquie peut éclairer le débat qui a lieu en France.
Le "débat sur la laïcité" s’est transformé en une véritable "hystérie politique", dans laquelle la question du voile a occulté les vrais problèmes, et a abouti, dans une communion autour de principes aseptisés, à une loi visant à interdire et exclure.
REFLEXIONS ET PROPOSITIONS POUR LA COMMISSION INDEPENDANTE CHARGEE DE REFLECHIR A L’APPLICATION DU PRINCIPE DE LAÏCITE DANS LA REPUBLIQUE
Compte-rendu du débat autour du rapport Régis Debray : L’Enseignement du fait religieux dans l’école laïque. Par Alain Bondeelle, Jean Boussinescq et Jean-Loup Herbert.
"Voilées" ou non, en France, les femmes ne sont pas du tout les égales des hommes. Analyse de Véronique De Rudder*
La question dite "du voile" soulève bien plus de problèmes que ceux abordés dans le débat actuel.
Si son objectif de départ est légitime, le mouvement Ni Putes Ni Soumises commet une erreur en stigmatisant les musulmanes pratiquantes.
La loi sur la laïcité menace la religion sikh. Y a-t-il des minorités qui ne valent pas la peine d’être prises en considération ?
Saïda Kada analyse l’hystérie à l’œuvre vis-à-vis de la question de l’Islam et les conséquences de la loi sur la communauté musulmane. (18.06.04)
Saïda Kada analyse l’hystérie à l’œuvre vis-à-vis de la question de l’Islam et les conséquences de la loi sur la communauté musulmane.
Les travaux de la commission, loin d’être une avancée dans la nécessaire réflexion sur la laïcité, n’ont été qu’un paravent pour préparer l’opinion à une loi.
Comment la vie et les actions de ces musulmanes et musulmans sont-ils traduites par les médias et perçues par la société belge ? L’image de l’islam que donnent les médias belges est-elle pertinente ? Si ce n’est pas le cas, quelles en sont les raisons ? Mais encore, que font les musulmans pour investir les canaux médiatiques afin de rétablir cette image qu’ils estiment biaisée, voire fausse ?
Pour Khadija Marfouk "l’affaire du voile" vient surtout révéler l’hypocrisie incroyable de certains hommes politiques, d’intellectuels et de responsables musulmans. Point de vue.
Voici les résultats dans chaque groupe du vote solennel sur le projet interdisant les signes religieux à l’école, selon l’analyse du scrutin rendue publique après le vote.
Ce lundi 8 décembre 2003, les trois co-présidents du Conseil d’Églises chrétiennes en France (CECEF), s’adressent au Président de la République française, au sujet de la laïcité.
Tariq Ramadan s’adresse aux ministres de l’Intérieur et de l’Education Nationale pour dépasser les "faux débats", rappeler les responsabilités du gouvernement et dénoncer la stigmatisation de l’islam.
Réponses à Nicolas Sarkozy et à la presse après l’émission « Cent Minutes pour convaincre ».
La Ligue des Droits de l’Homme se prononce sur la question du foulard pour dénoncer la stigmatisation dont souffrent les musulmans.
La mobilisation est nécessaire pour protester contre la loi sur le port du foulard. Cependant, il ne faut pas qu’elle se limite aux seuls musulmans ; le mouvement de résistance doit être ouvert à tous ceux et celles qui veulent se battre au nom de valeurs universelles.
Contre la manipulation de l’Islam et l’ "ethnicisation des phénomènes sociaux", Dounia Bouzar affirme que le problème est avant tout politique et social, notamment en ce qui concerne la condition des femmes.
Qu’ils soient laïques, féministes ou politiques, les arguments des partisans de la loi contre le "voile" masquent l’essentiel : la non-acceptation de la présence de millions de Français d’origine arabe et de confession musulmane.
Le débat sur le foulard révèle l’urgence d’une politique forte pour
refonder l’idéal laïc.