
Sur le site Islam Laïcité :
La nomination par le président Jacques Chirac d’une commission chargée de réfléchir sur la laïcité dans la République, au moment même où l’Assemblée nationale se penche sur le port de signes religieux à l’école, illustre la vigueur du débat qui traverse la société française. Il y a un siècle, l’adoption de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat marquait une étape décisive du combat pour la laïcité. Les discussions de l’époque permettent d’éclairer les enjeux actuels et de corriger quelques idées reçues.
La séparation des Eglises et de l’Etat en 1905 a introduit une nouvelle modification de l’articulation entre cité et religion en France, en mettant en place un dispositif libéral ouvert qui s’applique encore aujourd’hui. (18.06.04)
Le Conseil Régional du Culte Musulman d’Alsace a entrepris une série de séminaires destinés aux responsables des associations musulmanes locales. Celui-ci expose la problématique de la construction des lieux de culte.
Au milieu d’un débat souvent irrationnel, un retour au texte de la loi de 1905 s’avère nécessaire, afin de connaître son évolution et ses limites. Pour mettre fin aux inégalités de fait entre les différents cultes, il faut privilégier une interprétation libérale de la loi, dans l’esprit des premiers législateurs.
L’instrument de rupture qu’était la loi de séparation à l’origine s’est mué en un facteur de neutralité. Elle structure aujourd’hui une société multiconfessionnelle dans laquelle l’islam n’a pas encore pris sa juste place.
Constatant l’absence de précision dans le vocabulaire employé, Jean Boussinesq propose une analyse du terme "laïcité" et met l’accent sur la notion de "mentalité laïque".
Moins d’un an après la loi sur le port de signes religieux dans les établissements scolaires publics, le ministère de la santé a publié une circulaire relative à la laïcité dans les établissements de santé. Si cette circulaire contient des rappels utiles des principes de neutralité du personnel soignant, de non discrimination et d’égalité de traitement des patients, elle limite illégalement le choix, par le malade, de son praticien.
La Ligue des Droits de l’Homme se prononce sur la question du foulard pour dénoncer la stigmatisation dont souffrent les musulmans.