
Sur le site Islam Laïcité :
L’exclusion, qui a été le point aveugle de toute la période de “débat” sur “le voile islamique“ et son interdiction à l’école [1], est devenue une réalité lors de la rentrée scolaire 2004. Mais cette réalité est demeurée largement méconnue du grand public, car elle a été recouverte d’une immense chape de silence et d’invisibilité
En nommant Tokia Saïfi secrétaire d’Etat au développement durable, le gouvernement Raffarin mettait en pratique ce que la gauche de gouvernement n’avait pas osé faire : reconnaître et promouvoir au sein de l’Etat les « minorités visibles », pour reprendre le terme de plus en plus utilisé pour désigner les descendants des ressortissants des anciennes colonies, c’est-à-dire les Français noirs et arabes.
Qu’ils soient laïques, féministes ou politiques, les arguments des partisans de la loi contre le "voile" masquent l’essentiel : la non-acceptation de la présence de millions de Français d’origine arabe et de confession musulmane.