L’instrument de rupture qu’était la loi de séparation à l’origine s’est mué en un facteur de neutralité. Elle structure aujourd’hui une société multiconfessionnelle dans laquelle l’islam n’a pas encore pris sa juste place.
Note de lecture du Monde diplomatique, avril 2005
Les classes populaires et l’immigration, vingt ans après la "Marche pour l’égalité" : bilan et perspectives.
L’exclusion, qui a été le point aveugle de toute la période de “débat” sur “le voile islamique“ et son interdiction à l’école [1], est devenue une réalité lors de la rentrée scolaire 2004. Mais cette réalité est demeurée largement méconnue du grand public, car elle a été recouverte d’une immense chape de silence et d’invisibilité
Pour Mona Chollet, être en désaccord avec Tariq Ramadan ne doit pas conduire à cautionner la diabolisation dont il est l’objet...
Télérama, Numero 2865
2004-12-11
Quand Alexandre Adler dénonce l’alliance entre altermondialistes et islamistes, "ennemis de la liberté"...
Marseille compte près de 250 000 musulmans, une multitude de salles de prière, mais toujours pas de grande mosquée. Pourtant, depuis un siècle, les projets ne manquent pas. C’est peut-être le courage politique qui fait défaut...
Charlie Hebdo et le Nouvel Observateur contre les "islamogauchistes"...
À propos de l’islamophobie refoulée des chaînes de télévision françaises.
(Thomas Deltombe, Les mots sont importants, septembre 2004)
La condamnation par de nombreux Français musulmans de la prise en otage de deux journalistes français en Irak a révélé la persistance d’une pensée médiatique unique à propos de la seconde religion de France. (Acrimed, 20.09.04)
A propos des Territoires perdus de la République et de la revue Cités.
Pour le philosophe Alain Badiou, "la Loi foulardière n’exprime
qu’une chose : la peur des Occidentaux en général et des Français en particulier". Pourquoi ? : "Parce qu’ils sont coupables,
mais se disent innocents".
Comment une partie de la
gauche française peut-elle aujourd’hui se mêler aux islamophobes,
arabophobes ou autres ethnocentristes intolérants qui, chaque jour, se
font plus nombreux ? Comment des militants féministes,
anticapitalistes et antiracistes sincères peuvent-ils à ce point se
tromper de combat ?
Le débat sur le foulard révèle l’urgence d’une politique forte pour
refonder l’idéal laïc.
Mixité, apprentissage du Français, lutte contre les discriminations et mise en évidence des réussites sont les quatre principales revendications de la rencontre de Mulhouse.
La mobilisation est nécessaire pour protester contre la loi sur le port du foulard. Cependant, il ne faut pas qu’elle se limite aux seuls musulmans ; le mouvement de résistance doit être ouvert à tous ceux et celles qui veulent se battre au nom de valeurs universelles.
La question dite "du voile" soulève bien plus de problèmes que ceux abordés dans le débat actuel.
Lorsque les journalistes C. Imbert et O.Fallaci affichent leurs sentiments islamophobes, ils ne manquent pas à l’appui de leurs théories de faire allusion au sort des Musulmanes. Des Ni Putes ni soumises aux affaires du voile, les droits des musulmanes sont souvent invoqués au secours d’analyses rarement nuancées.
Faut-il exclure une élève voilée pour la guérir de son « aliénation » ? Si oui, il faudrait aussi exclure les partisans de l’exclusion. Car en matière d’aliénation, les furieux qui s’époumonnent dans les écoles, les médias et à l’Assemblée nationale paraissent parfois assez atteints. En posant de fausses questions, ils occultent de vrais soucis : les discriminations, la mode prohibitionniste et un refoulé colonial qui se déverse sans freins.
REFLEXIONS ET PROPOSITIONS POUR LA COMMISSION INDEPENDANTE CHARGEE DE REFLECHIR A L’APPLICATION DU PRINCIPE DE LAÏCITE DANS LA REPUBLIQUE
Réponses à Nicolas Sarkozy et à la presse après l’émission « Cent Minutes pour convaincre ».
Pierre Khalfa poursuit le débat entre Tariq Ramadan et Bernard Cassen sur les rapports entre islam et altermondialisme.
La nomination par le président Jacques Chirac d’une commission chargée de réfléchir sur la laïcité dans la République, au moment même où l’Assemblée nationale se penche sur le port de signes religieux à l’école, illustre la vigueur du débat qui traverse la société française. Il y a un siècle, l’adoption de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat marquait une étape décisive du combat pour la laïcité. Les discussions de l’époque permettent d’éclairer les enjeux actuels et de corriger quelques idées reçues.
Président d’honneur d’Attac France et coordonnateur de sa commission internationale, Bernard Cassen répond ici, à titre personnel, à Tariq Ramadan (Politis n° 756). Celui-ci regrettait le manque d’ouverture des militants de l’alter-mondialisation vers le « monde de l’islam ».
Philosophe musulman, Tariq Ramadan interpelle ici les militants de l’altermondialisation. Au-delà de bonnes intentions affichées, sont-ils vraiment ouverts à un dialogue avec le monde arabo-musulman ? Dans un deuxième texte il dénonce le discours de victimisation utilisé par le monde musulman pour justifier ses échecs.