« Quand les responsables se soucient des conséquences : L’application pragmatique de la laïcité à l’école »

Le 11 avril 2014, le quotidien Le Figaro publiait un article intitulé « Le communautarisme musulman défie l’école ». Révélant le contenu d’une note confidentielle des services de renseignements territoriaux publiée en novembre 2013 faisant état de l’observation de 70 cas sur l’ensemble du territoire français, le quotidien en conclut à la recrudescence des manifestations religieuses musulmanes dans le contexte scolaire.
Absentéisme record atteignant 90% lors de l’Aïd dans certains établissements, port du voile de la part de parents d’élèves délégués, refus de goûter la viande et les plats à base d’alcool de la part des élèves musulmans scolarisés dans la filière hôtellerie, présence de tapis de prières dans les gymnases et les internats, port de jupes longues de la part des jeunes musulmanes, regroupement des élèves musulmans ne mangeant pas de porc dans certaines cantines, augmentation du nombre de jeunes filles voilées lors des examens, difficultés des professeurs à aborder certaines thématiques sensibles en sciences et vie de la terre et en histoire, etc., constituent autant d’exemples présentés par Le Figaro comme des atteintes à la laïcité républicaine et comme des comportements susceptibles de « déstabiliser les équipes enseignantes »3. Fort de ces constats, l’article appelle à prendre des mesures afin d’enrayer la progression du communautarisme musulman à l’école. Article Migrations Societe_Clementine Vivarelli_2014

Clémentine Vivarelli est docteure en sociologie diplômée de l’Université de Strasbourg, où elle a soutenu une thèse de doctorat sur la laïcité à l’école en 2014. Elle dispense aussi de nombreuses formations auprès de (futurs) professionnels du secteur public (santé, social, associatif, fonction publique, etc.) sur le fait religieux et la mise en application du principe de laïcité.

 


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