Qui a peur du communautarisme ?

Réflexions critiques sur une rhétorique réactionnaire

Les mots sont importants

http://lmsi.net/Qui-a-peur-du-communautarisme
par Sylvie Tissot

23 mars 2016

A l’heure où des attentats tuent à nouveau, à Bruxelles cette fois-ci, et où l’impudence, l’opportunisme politique et l’ignorance crasse du monde social se conjuguent pour que soit incriminé, une fois de plus, le fameux et nébuleux « communautarisme », par la bouche notamment du ministre socialiste Michel Sapin, il n’est pas inutile de revenir sur ce terme communautarisme, son histoire, son caractère inconsistant théoriquement et pernicieux idéologiquement.

«  Rien n’est plus subversif de l’ordre républicain que le communautarisme, dont le voile est l’étendard. », Jean-Claude Guibal, député UMP [1]

« Le voile islamique à l’école ne constitue, cela va de soi, que le totem du communautarisme. Il implique directement la revendication d’une identité religieuse qui n’a pas sa place à l’école publique, voire – cela dépend des ressorts véritables des jeunes filles concernées – une volonté de différenciation, incompatible à coup sûr avec les principes jumeaux de la laïcité et de l’intégration. », Alain Duhamel, éditorialiste [2]

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LES NOUVEAUX FÉMINISMES EN IRAN

jeudi 24 mars

de 18 à 20h
à la LDH
138, rue Marcadet
Mo Lamarck-Caulaincourt

Avec  Anne Brunswic, journaliste et auteur qui nous présentera le livre de Nahid Keshavarz, Les nouveaux féminismes en Iran et Azadeh Kian, sociologue franco-iranienne qui apportera sa contribution sur ce thème.

Les nouveaux féminismes en Iran
Le mouvement des femmes de 1989 à 2009
Nahid Keshavarz
Préface de Farhad Khosrokhavar

Une nouvelle génération de jeunes femmes, âgée d’une vingtaine d’années jusqu’à la quarantaine constitue le noyau dur du nouveau mouvement féministe. Celui-ci ne se réfère pas à une idéologie politique spécifique, ne se positionne pas sur le registre exclusivement laïque, ni sur celui du féminisme au sens occidental. Cet ouvrage jette une lumière vive sur de nouvelles manières d’aborder les rapports entre islam et féminisme, ainsi que sur les rapports entre le féminisme universaliste versus différentialiste, ouvrant ainsi la perspective à de futurs développements académiques

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«Islam» et «radicalisation» : de quoi parle-t-on ?

Samedi 12 mars de 14h à 18h 

A la Maison Fraternelle, 37, rue Tournefort – 75005 Paris – Mo Monge

Entrée libre

 Les attentats de janvier et novembre 2015 à Paris ont suscité émotion et condamnation. Il est toutefois essentiel de comprendre ce qui est en jeu.

Le foisonnement de réactions face à ces évènements dramatiques continue de générer beaucoup de confusion voire de tentatives d’instrumentalisation, et en occulte souvent les aspects multidimensionnels.

C’est pourquoi il nous est apparu essentiel d’explorer et de croiser plusieurs des questions soulevées dans les semaines qui ont suivi ces attentats afin d’apporter des éléments d’analyse, d’approche plus rationnelle ainsi que d’intervention plus pointue et complexe. Nous déplierons trois thèmes principaux :

Raphaël Liogier et Alain Bertho aborderont la question qu’ils ont tous deux étudiée partant de points de vue distincts : avons-nous vraiment à faire, comme le dit le « sens commun », à une « radicalisation de l’islam », ou plutôt à une « islamisation de la radicalité » ?

Stéphane Lacroix traitera du salafisme, confondu dans les discours publics avec le djihadisme, alors que ces deux courants distincts s’opposent sur la question du politique et de la violence, et qu’ils partagent les traits qu’ils ont en commun avec « notre allié » le régime saoudien.

Malika Mansouri apportera deux éclairages sur les initiatives sociales et institutionnelles concernant les jeunes « radicalisés ».

Enfin, la Commission Islam & Laïcité abordera la « nouvelle » imbrication entre laïcité et discriminations, confusion particulièrement dangereuse en ces moments de crise.


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1ère partie du colloqueDSCF7034

2ème partie du colloque

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3ème partie du colloque


Commission Islam et Laïcité

.org

secretariat@islamlaicite.org

Ecouter l’émission de présentation sur Radio-Oient du 10 mars 2016 : www.radioorient.com/les-raisons-de-la-radicalisation-des-jeunes-le-theme-de-sans-transition-a-16h-30/

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Rapport contre le racisme ECRI 2016

Rapport de la commission européenne contre le racisme et l’intolérance : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/Country-by-country/France/FRA-CbC-V-2016-001-FRE.pdfrapport

Extrait : Intégration des femmes musulmanes

68. La société civile a attiré l’attention sur le fait que l’intégration des femmes musulmanes pose un problème particulier, notamment sous l’angle du port du voile. Dans son 4ème rapport, l’ECRI avait d’ailleurs recommandé aux autorités françaises de mener une campagne d’information et de sensibilisation auprès des agents des services publics et de la population majoritaire afin de prévenir tout cas de demande illégale et discriminatoire faite aux musulmanes portant le voile soit de le retirer soit de ne pas accéder au lieu public concerné. Les autorités françaises ont assuré avoir pris des mesures à cet égard. La promotion du « label diversité » participe également de cet effort.
69. Concernant plus particulièrement le cas de femmes musulmanes qui avaient été priées de retirer leur voile lorsqu’elles participaient à des sorties scolaires comme parents accompagnateurs, l’ECRI note que le Conseil d’Etat a rendu en décembre 2013 un avis indiquant que les parents accompagnateurs ne sont pas des collaborateurs du service public et qu’ils échappent donc à l’obligation de neutralité religieuse. Cependant, la circulaire n° 2012-056 recommandant l’interdiction d’accompagner les sorties scolaires aux mères d’élèves portant un voile n’a pas été abrogée ou amendée suite à cet avis du Conseil d’Etat. L’ECRI constate que les établissements scolaires conservent une large marge d’appréciation dans la mise en oeuvre de ces dispositions, et que des incidents de même nature se reproduisent régulièrement. 70. L’ECRI recommande aux autorités françaises de clarifier la réglementation concernant le port du voile par les mères accompagnant les sorties scolaires et à prendre des mesures pour assurer que les décisions prises par les autorités scolaires sont exemptes de toute dimension discriminatoire, y compris en prévoyant, le cas échéant, des sanctions appropriées. Continuez la lecture

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18 février : Rencontre avec Laurence De Cock

à la LDH,
138, rue Marcadet – 75018 Paris
de 18 à 20h

La commission Islam et Laïcité reçoit Laurence De Cock, historienne et professeure d’histoire au lycée de Nanterre, vice-présidente du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) et fondatrice en avril 2011 du collectif « Aggiornamento histoire-géographie » le jeudi 18 février. Elle interviendra sur « les réactions aux attentats et plus généralement sur la manière dont les enseignants et l’Education nationale traitent les questions liées  à la diversité des élèves et aux contextes actuels ».

Pour en savoir plus voir :  Cahiers d’histoire
geohttps://chrhc.revues.org/3424

et aussi son blog sur Mediapart : geohttps://blogs.mediapart.fr/edition/aggiornamento-histoire-

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Des vies bouleversées

L’IMPACT DISPROPORTIONNÉ DE L’ÉTAT D’URGENCE EN FRANCE

Rapport d’Amnesty International : AmnestyIntern

Sommaire

Méthodologie …………………………………………………………………………………………………. 9
Perquisitions sans autorisation judiciaire …………………………………………………………….. 10
La réalité des perquisitions …………………………………………………………………………… 11
Recours à la force et dommages ………………………………………………………………….. 11
Insuffisance des informations fournies aux occupants des lieux perquisitionnés ………. 13
L’impact des perquisitions ……………………………………………………………………………. 14
Assignations à résidence …………………………………………………………………………………. 16 Continuez la lecture

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Frantz Fanon et l’islamophobie contemporaine

Thomas Deltombe

Journaliste, éditeur et auteur de l’Islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie en France.

 Contre-attaques

 

 

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L’URGENCE D’EN SORTIR !

Analyse approfondie du régime juridique de l’état d’urgence et des enjeux de sa constitutionnalisation dans le projet de loi dit « de protection de la nation »par le Syndicat de la magistrature (SM), le Syndicat des avocats de France (SAF) et d’autres contributeurs.

Ce document est le fruit d’un travail collectif de juristes conscients de leur rôle et de leur responsabilité dans une société démocratique1. Ses auteur(e)s y ont pris part soit à titre personnel, soit comme représentant(e)s d’une association ou d’une organisation syndicale. Ils ont tous en commun la volonté de faire vivre l’exigence posée par la Cour européenne des droits de l’homme dans son arrêt Klass c/ Allemagne du 6 septembre
1978, qui énonce que « les États […] ne disposent pas […] d’une latitude illimitée pour assujettir à des mesures de surveillance secrète les personnes soumises à leur juridiction. Consciente du danger, inhérent à pareille loi, de saper, voire de détruire, la démocratie au motif de la défendre, elle affirme qu’ils ne sauraient prendre, au nom de la lutte contre l’espionnage et le terrorisme, n’importe quelle mesure jugée par eux appropriée ».
Profondément inquièt(e)s des conditions dans lesquelles la constitutionnalisation de l’état d’urgence est présentée et discutée, et des risques d’une intégration des mesures d’exception dans le droit commun, ils et elles ont tou(te)s été animé(e)s par la volonté de mettre à la disposition du public une analyse approfondie du régime de l’état d’urgence et des implications de son inscription dans le texte de la Constitution. …/….
L’analyse se subdivise en trois parties :
– Une présentation des principes internationaux qui gouvernent la proclamation
d’un état d’exception temporaire ;
– Une analyse critique du régime d’exception issu de la loi du 3 avril 1955, par
comparaison avec les dispositions de droit commun et la législation pénale antiterroriste ;
– Une analyse critique de l’article 1er du projet de loi tel qu’éclairé par l’exposé
des motifs du gouvernement.

Télécharger Rapport OEU final

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Communiqué de la commission Islam et laïcité du 21 janvier

La récente déclaration de Manuel Valls, Premier ministre, sur la laïcité est à la fois ahurissante et scandaleuse. Comment le Premier ministre peut-il méconnaître à ce point le sens de la laïcité pour oser fustiger un appel pluraliste, regroupant largement toutes les familles de pensée du pays, qui défend le vivre ensemble contre les attaques terroristes qui l’avaient visé ? Comment ose-t-il s’en prendre nommément au président de l’observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, et à son rapporteur général, Nicolas Cadène, pour avoir signé cet appel, alors qu’ils étaient au contraire en le faisant au cœur de la mission qui est la leur ? Comment ose-t-il dans le même mouvement proclamer son accord avec une idéologue, Elisabeth Badinter, qui ne cache pas sa fierté de se voir taxée d’islamophobe et qui présente Marine Le Pen comme la dernière défenseuse de la laïcité en France ? Pourquoi cède-t-il aux pressions de groupuscules qui veulent importer sur notre territoire le thème de la guerre des cultures et dresser les Français les uns contre les autres, exactement comme le veulent les terroristes ?

Cette dérive de notre Premier ministre ne peut qu’inquiéter tous les démocrates et tous les républicains sincères, qui veulent que la France reste un pays apaisé et oppose sa cohésion à ceux qui la menacent. La Laïcité n’est pas un hochet que l’on manipule en fonction de considérations politiciennes tactiques. Elle est un principe fondamental de nos institutions et un acquis commun de notre capacité à vouloir une société ouverte et différenciée. Nous condamnons avec la plus extrême fermeté les propos tenus par Manuel Valls, et nous apportons tout notre soutien à l’observatoire de la laïcité, à son Président, Jean-Louis Bianco et à son rapporteur général, Nicolas Cadène, injustement mis en cause et diffamés par celui qui devrait en être le protecteur et le garant, et les remercions pour la qualité de leurs travaux.

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Acteurs publics de la laïcité : rappelons le droit, simplement le droit

Après les critiques portées par le premier ministre contre l’Observatoire de la laïcité, treize spécialistes signent une tribune dans laquelle ils rappellent que « la laïcité est une loi de séparation, et d’organisation du culte dans le domaine public, et non une loi de contrôle ».

TRIBUNE

« Les polémiques sur la laïcité se multiplient sans pour autant que les Français puissent saisir les enjeux qu’elles impliquent. Évidemment, la laïcité implique une conception de notre société et l’attitude que cette dernière devrait avoir vis-à-vis des cultes ou des philosophies de pensée. Or, une vision philosophique de la laïcité ne permet pas aujourd’hui de gouverner les individus, puisqu’elle est susceptible de se décliner en autant de typologies qu’il y a de façon de la conceptualiser.

La seule réponse évidente qui s’impose dans le débat houleux concernant la laïcité est la conception juridique de la laïcité. En la matière, nous soutenons l’attitude bienveillante de l’Observatoire de la laïcité qui n’a fait que respecter la ligne de conduite fondamentale : lorsque la passion veut s’imposer, mieux vaut se référer au droit applicable et rien qu’au droit applicable. Continuez la lecture

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